samedi 20 août 2011

Manutsa et Taïta falcon

Manutsa ranch

De colonie en colonie, cette fois j'étais non loin du Kruger park (point le plus à l'est).


C'est de loin le plus beau site où je suis allée compter depuis mon arrivée. La colonie se situe sur la propriété d'une ferme "Manutsa ranch" où j'étais acceuillis par Natasha et Johan au fin fond du bush. Cest un endroit très sympa.


J'ai fait les comptages avec Scott d'Endangered Wildlife Trust (EWT) qui est une grosse organisation de conservation de la nature en Afrique du sud :
http://www.ewt.org.za/


Je ne m'étend pas plus, j'ai fait la même chose que sur les sites.
Le premier jour, on a eu la chance d'observer pendant une partie de la matinée un couple d'Aigle de verreaux. C'était cool.  A part que du côté de la météo, c'était pas vraiment ça, pluie, vent, orage et enfin le soleil est revenu.


il y a un aigle sur la photo, j'ai pas mieux.


Et quand nous ne comptions pas, nous recherchions des rhinos, des engoulevents et d'autres oiseaux nocturnes. Du côté piafs nocturnes, on a pas eu de chance car on a rien vu. Comme je l'ai dit avant la météo était un peu fraîche, ça n'aide pas surtout pour les engoulevents.  Par contre, on a trouvé les rhinos, qui nous ont un peu chargé à notre passage mais heuresement ils se sont vite calmés. Après, on pu se boire une ptite bière fraîche à l'arrière du backie, en les regardant , comme de vrais "africains" : sympa.




Taïta falcon spot

Ce que je n'ai pas dit, c'est que la colonie se trouve à une petite dizaine de kilomètres du Strydom tunnel et du spot pour observé une des rares couples de Faucon taïta du pays. Bien évidemment, je m'y suis arrêtée dimanche en arrivant. J'ai rencontré, Mickael qui s'est "spécialisé dans l'observation du Taïta falcon", ça lui permet de se faire un peu de monnaie.
Les oiseaux sont assez faciles à observer, le nid est sur la falaise sur le bord de la route. Dimanche, on observé le mâle en chasse, un vrai bombe, un peu dans le genre du Faucon pélerin mais en plus petit.  


Comme on a fini les comptages vendredi matin, l'après-midi nous y sommes retournés avec Natasha. Et cette fois on pu observer le couple.

voilà la femelle :







samedi 13 août 2011

666

Non non ce n'est pas un appel au diable (ah ah), juste une lecture de marque sur un des vautours qui était sur la curée d'hier. ça m'a fait marrer.


Je suis donc allée à Mogalies gate (mogalies est un nom Xhosa, une des ethnies du pays, Je crois que Nelson est Xhosa). C'est une réserve située sur les hauts plateaux du Magaliesberg. Du coup, j'ai voulu me mettre à la détermination des alouettes et autres pipits mais j'avais oublié mon guide ornitho (pas mal). J'ai pris quelques photos mais la plupart sont pourries et ne permettent pas l'identification. J'ai quand même réussi à prendre une Sentinelle du Cap.


 Sinon, le paysage est un peu sec, comme vous pouvez voir. Il y avait quelques gnous, zèbres, springboks (emblème du pays)...  Apparement, il ya aussi du Rhino blanc mais pas vu.


 
L'objet de ma visite ici était de compter les vautours sur la placette d'alimentation. Je vais faire ce suivi une fois par semaine + analyse des photos du piège photo pour essayer de voir la proportion d'immatures et d'adultes qui fréqentent les placettes et pour faire des lectures de marques.

Résulats après le passage d'un ouvrier pour déposer de petites carcasses :
- environ 25 chacals,
- 38 vautours du Cap.

en une demi heure c'était réglé.


Rendez-vous la semaine prochaine à mon retour de Manoutsa, où je part compter une colonie.

jeudi 11 août 2011

Les suivis, c'est parti

Je dois dire que la semaine précédente à été plutôt difficile car je devenais arpette au centre de soin alors que ce n'est franchement pas mon but, c'était le risque. De plus, le côté sécuritaire du pays est assez difficile (vivre derrière des clôtures électriques, ce n'est pas extraordinaire).
Donc de discussions en discussions, nous avons quand même trouvé un terrain d'entente dimanche soir : week-end difficile nerveusement ! Je remercie Thérèse et Renaud pour leur soutien.
 

Maintenant que les choses sont réglées (je l'espère), rentrons dans le vif du sujet et l'objet du voyage l'étude du Vautour du Cap. le suivi des vautours du Cap en Afrique du Sud se fait en 3 temps (normalement), avec un comptage en mai pour repérer le nombre de couples, un comptage en août pour les poussins et un comptage en octobre pour connaître le nombre de jeunes à l'envol.


La session d'août a donc commencé avec le suivi de la colonie du Magaliesberg que nous avons fait cette semaine. A partir de cette année, ce protocole doit être appliqué à 4 colonies : le Magaliesberg, Blouberg (où j'étais, il y a 3 semaines, pour le comptage de mai en juillet), Manoutsa ( à côté du Kruger Parc) et Kransberg (frontière du Bostwana). Le projet de suivi sur ces 4 colonies doit se faire sur 5 ans. Apparement, c'est pas facile de trouver des bénévoles pour compter les vautours ici. Tout le monde veut travailler sur les grands mammifères.
Dans ce contexte, je vais faire le suivi du Magaliesberg avec Kerry et je vais être responsable des comptages et de la rédaction des parties du rapport concernant les colonies de Blouberg et de Manoutsa. Là, je peux dire que ça me motive plus comme projet.

Colonie du Magaliesberg :
Le Magaliesberg, c'est donc la montagne où je suis. Tiens d'ailleurs, j'ai appris que c'était le plus vieux massif montagneux au monde.
voilà, quelques images du site de la colonie de Scheerpoort (première section du site) :



A partir de là, on note  la localisation des nids sur les photos de chaque portions de falaises, comme sur la photo ci-dessous :


Voilà pour les dernières nouvelles, à bientôt pour la suite.







mercredi 10 août 2011

Vautour oricou

suite du première épisode :
Quelques jours après mon arrivée au centre, je vous avais dit que j'avais de la chance de voir du Vautour oricou ici car il n'est pas nicheur dans le secteur. Effectivement, c'était 2 immatures que nous avions vus.

et les ptis loulous ont repointés le bout de leur bec depuis hier, et ils commencent à tater le terrain dans la curée et pour preuve, ce matin lors du suivi de la placette d'alimentation.


Il  a l'air un peu moins gothique que le Vautour moine (quoi que), il en impose tout autant.

mardi 9 août 2011

Nom de code B680

Aujourd'hui, j'ai participé au premier relâché de Vautour du Cap depuis mon arrivée.
Pour la petite histoire, cet oiseau vient du kruger Park où il a été retrouvé empoisonné. Apparement, beaucoup de poisons sont présents dans le Kruger car les braconniers utilisent ce moyen pour tuer les "charognards" qui repèrent rapidement les cadavres de rhinos qu'ils ont tués. Seuls les oiseaux empoissonnés avec des organophosphates peuvent être sauvés. celui-ci a pu être récupéré à temps. Lorsque Kerry et Walter récupèrent des oiseaux empoisonnés dans les 36h suivant l'empoisonnement, ils utilisent de l'atropine pour les soigner (juste pour certains types d'empoisonnement). Au-delà de ce délai, ils font des lavages d'estomacs.  
cet oiseau qui a donc retrouvé toutes ses facultés, a été baptisé B 680 :


Au vu de sa réaction, j'ai l'impression que c'est un peu plus douloureux que pour les busards ???
(et petite parenthèse pour ceux qui font des lectures de marques, c'est vraiment pas facile comparé aux busards)
Et voilà c'est parti, pour ce premier relâché à partir du centre (d'habitude, les relâchés se font plus près des colonies).
Pour un premier essai, c'est un peu mitigé car Mme B680 (eh oui c'est une fille) est allée se poser sur la pire ligne électrique possible, enfin elle ne s'est pas electrocutée, c'est déjà ça.

Les lignes que vous voyez en arrière plan sont moins dangeureuses car normalement les oiseaux ne peuvent pas être en contact avec les isolateurs lorsqu'ils atterrisent et décollent contrairement à celle où est posée l'oiseau.

jeudi 4 août 2011

Des nouvelles du front

Salut,
Cette semaine a été plutôt calme. J'ai passé pas mal de temps au centre de soin, ce qui n'ai pas vraiment ce qui me passionne le plus, il faut bien le dire.
J'ai quand même fait une journée de terrain pour rechercher des nids d'Aigle de Verreaux sur d'anciens sites de reproduction connus. ça m'a permis de bouger un peu mais pas de voir d'Aigle de Verreaux. Je suis donc rentrée bredouille pour ça. Par contre, on a croisé un fermier qui a des terres juste à côté d'un site et qui nous a dit qu'il y avait un nid. A voir, on va probablement y retrouner un de ces jours.

un lien pour donner un aperçu de la bête :

Le matin, nous sommes aussi passé chez une personne qui a un couple l'Aigle huppard qui niche chez elle (une petite propriété !!!). On a vu le nid :  il y avait du duvet au nid et par terre, les jeunes étaient probablement partis ou alors bien planqués car il n'y avait pas un mouvement.  

Et le midi on a quand même observé le pyguargue vocifère sur les bord de la retenue d'Olifant Nek, avec peut-être un nid, mais c'était loin et il ya avait des brumes de chaleur, à confirmer et aussi 2 sternes caspienne en migration.


Projet de réintroduction de Vautour du Cap en Namibie :

Ma venue ici est directement liée à ce projet, au début je ne devais rester qu'un mois en Afrique du sud avant de partir en Namibie. Le projet à quelque peu évolué  et je reste maintenant en Afrique du sud pour travailler sur certaines colonies du pays mais je participe aussi au projet namibien via l'élevage des futurs jeunes vautours (qui ne sont encore que des oeufs) et qui partiront en Namibie l'année prochaines si tout se passe bien.

première étape : les oeufs sont produits au centre de soins. Il y a un enclos avec 7 couples destinés à produire des oeufs pour ce projets. Les oiseaux qui sont dans cet enclos sont soient issus de captivité (zoo...) ou ce sont des oiseaux sauvages qui ne peuvent pas être relàchés (fractures). Une fausse  "falaise" a été faite dans l'enclos pour la reproduction. Celui-ci va surement être agrandit bientôt.


deuxième étape : Une fois que les oeufs sont pondus, ils sont récupérés, remplacés par de faux oeufs sur le nid et placés dans un incubateur. Sur les 7 oeufs produits, 2 sont partis en incubation au zoo de Johannesbourg, 2 n'étaient pas féconds et 3 sont en incubation au centre de soin.

Troisième étape : l'éclosion
La journée de mardi a été marqué par l'arrivée du premier poussin issue de ce programme. L'oeuf a été en incubation pendant 44 jours au Zoo de Johannesbourg. Kerry et Walter l'ont ramené lundi soir du zoo et ils l'ont aidés à éclore mardi matin. Une fois la coquille cassée, l'oeuf a été placé au nid.



Malheuresement, l'opération a échouée et le poussin n'a pas survécu. Celui-ci était pourvu de certaines déformations. D'une taille anormalement grosse pour un poussin à l'éclosion, il avait des sortes de grosseurs à la tête et cou. Une des hypothèses à cette situation sont les conditions d'incubation et notamment le taux d'humidité ? 


Le côté positif, c'est que la femelle a bien réagi avec l'oeuf, ce qui est plutôt bien pour la prochaine fois. Il y a encore 3 oeufs dans l'incubateur et la prochaine éclosion est prévue pour le 2 septembre.

lundi 1 août 2011

juste pour se situer

J'ai bidouillé 2 cartes pour vous donner une idée d'où je suis et d'où je suis allée avant de commencer la mission ici :


et maintenant le zoom sur le nord :

Le point le plus au sud correspond au centre où je suis actuellement, le point le plus au nord, c'est le site où je suis allée compter la semaine dernière et au milieu c'est la réseve de Mabalingwe dont j'ai parlé au début (avec la super photo de Rollier, une fois n'est pas coutume, je me fait des compliments).
et celle-ci c'est juste pour le fun (photo prise hier pendant le suivi du "Vulture restaurant") :